Athlétisme

Tous les sports en général sauf le football et le cyclisme : du rugby au tennis en passant par le basketball, le ski, l'athlétisme, la natation ou les sports mécaniques

Re: Athlétisme

Messagepar cunego » 10 Juin 2018, 22:33

Ouais Echevarria, énorme saut.

EDIT : Ibarguen et surtout Allyson Felix annoncés pour le meeting de Marseille. Ca mérite le déplacement malgré la distance.

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Re: Athlétisme

Messagepar Médé33 » 14 Juin 2018, 15:01

Après Ramzi disqualifé pour dopage en 2008, c'est maintenant Kiprop qui pourrait tomber... Baala va peut être continuer à grignoter :mrgreen:

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Re: Athlétisme

Messagepar Tiburon 2.0 » 16 Juin 2018, 22:55

9"92 pour Vicaut, très encourageant :ok:

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Re: Athlétisme

Messagepar Médé33 » 23 Juin 2018, 11:15


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Re: Athlétisme

Messagepar Umb » 23 Juin 2018, 11:27

Pierre-Ambroise Bosse : «Je sais que je n'ai pas un mauvais fond»
Publié le vendredi 22 juin 2018 à 11:30

Son sacre mondial sur 800 m, son agression, la bringue, les filles et la notoriété... Entretien vérité avec Pierre-Ambroise Bosse, le plus déroutant des athlètes français.

Nicolas Herbelot et Stéfan L'Hermitte

Il nous a finalement donné rendez-vous chez lui, un petit appartement tranquille à Vincennes (Val-de-Marne), à deux foulées de l'Insep, où il s'entraîne. Hôte attentionné, il avait acheté des canelés, comme il est toujours le premier à dégainer sa carte bancaire pour payer les tournées dans les lobbies d'hôtel de la caravane athlétique. En août dernier, Pierre-Ambroise Bosse, «PAB» pour les intimes, est passé en seulement deux semaines de la gloire d'un titre mondial sur 800 m à Londres à la boue d'une bagarre sur un parking de boîte de nuit à Gujan-Mestras (Gironde), qui lui a valu plusieurs fractures au visage et une mise en examen. Plus joueur que manipulateur, dans une rencontre plus proche de la conversation que de l'interview, il livre un regard lucide, drôle, sans filtre, sur sa condition de champion, ses joies et ses vicissitudes...

Dans une interview, le tutoiement ou le vouvoiement ont-ils une importance ?
Non, je ne fais quasiment pas la différence. Je peux dire «tu» et «vous» indifféremment dans la même interview sans trop comprendre pourquoi. Ce n'est jamais évident de rencontrer des gens qui me reconnaissent. Certains me disent «tu», souvent les plus âgés, et je ne me vois pas répondre : «Mais pourquoi vous me tutoyez ?» D'autres, en général les plus jeunes, me disent «vous» et je leur réponds : «On a le même âge, on ne va pas se vouvoyer !» Je préfère qu'une interview soit retranscrite comme elle s'est déroulée. Et, logiquement, en employant le «tu» quand on se connaît et que cela se passe chez moi, comme aujourd'hui.

C'est rare, les interviews à domicile...
Mon agent m'a dit qu'il ne l'aurait pas fait. Mais je ne vois pas le problème, ce n'est pas intrusif, je ne finirai pas ma vie ici. Et puis, ma vie, vous la connaissez, je n'ai rien à cacher, je ne me dope pas.

On va quand même vérifier...
Vous avez raison, vérifier c'est important. Vous pouvez aller dans la salle de bains ou ouvrir le réfrigérateur. Je vous montre (il ouvre un tiroir), j'ai juste des tubes pour mes prélèvements salivaires qu'on analyse avec l'Insep pour mesurer notamment ma testostérone avant ou après une séance. C'est déterminant en terme de fatigue.

Aux JO de Rio, en 2016, tu disais que ta 4e place pourrait te valoir une médaille plus tard, après les tests antidopage de tes concurrents...
C'est marrant comme une victoire change tout. À la base, c'est par éthique que je ne me dopais pas, pour ne pas rentrer chez moi en me disant : t'es dopé, la honte ! Aujourd'hui, je me dis surtout que c'est tellement mieux, cette sensation de gagner sans se doper, de pouvoir se dire que sur les 8 finalistes ou les 47 au départ des séries il y a, disons, au moins un dopé et que vous lui avez mis une banane. À 26 ans, je me suis tout simplement fait à la présence du dopage dans notre sport. Quand j'ai vu Asbel Kiprop (champion olympique kényan et triple champion du monde du 1 500 m) contrôlé positif à l'EPO cet hiver... C'est tellement évident, en fait ! Et juste une petite satisfaction que ça devienne officiel.

Dans le fond, tu penses que tu es médaillé à Rio ?
Oui, non... Je pense que je suis médaillé, oui, mais je ne le pense pas autant qu'à l'arrivée de la course. Nuance importante.

Après ton titre mondial, l'été dernier à Londres, où tu n'étais pas favori, tu avais parlé de hold-up...
J'aime bien ce terme : j'ai braqué la boutique. Je connaissais mon niveau d'entraînement, j'avais la caisse qui me manquait avant. Mais, même si on espère toujours la gagne, je me suis surpris. En demi-finales, j'ai été repêché au temps. En finale, j'ai joué et j'ai gagné (il a surpris ses adversaires par une violente accélération dans la ligne droite opposée et pris la tête de la course sans être rattrapé). Quelqu'un m'a dit récemment qu'il avait découvert avec moi que le 800 m pouvait être une course tactique, ça m'a fait plaisir. Après, je n'ai pas fait un coup de Trafalgar. Mes adversaires me connaissaient, ils m'ont sous-estimé.

Tu joues aussi avec les médias ?
Pas dans le sens de les manipuler, en tout cas. Certains le font, mais je n'espère pas avoir ce fond-là. Ce que vous voyez de moi en interview, c'est moi. Enfin, une partie de moi. Mais une grosse partie, ce n'est pas comme un iceberg dont il resterait 90 % à découvrir. Si je dis un truc pour vous faire rire, c'est que je le fais aussi avec mes proches en soirée.

Mais par exemple ce chat, Rabs, que tu amènes au Stade de France après les JO de Rio, c'est du bidon...
Non, à ce moment-là, c'était vrai, je le gardais. C'était mon délire du moment, ça ne va pas plus loin que ça. Il y a zéro filtre.

Sauf que tu en reparles un an plus tard à Londres, alors que tu ne l'as plus. Tu ne l'as gardé qu'un mois...
Ouais, à peine. En fait, il était à Bryan Cantero (un ami demi-fondeur), c'était une garde alternée. Mais le chat me pourrissait mon appart, il passait sur le balcon, dans les plantes, rentrait toutes les cinq minutes et je balayais derrière. Au bout d'un mois, Bryan me dit qu'il serait plus heureux chez lui, à Lyon, qu'il a un jardin. Je lui dis : «Pas de problème, garde-le ! Mais je pourrais le voir de temps en temps ?» Il m'a répondu «non» et je ne l'ai plus jamais revu. Ce sont les gens qui m'en reparlent tout le temps. Une nana, encore récemment, me disait, vu ma tête, que Rabs avait dû me réveiller.

Et ça ne te pose pas de problème ?
Euh non, c'est drôle, je le vois naïvement comme une protection.

Une protection contre quoi ?
Contre la notoriété, les chocs. Je sais très bien comment faire un buzz. J'aurais pu couper court, mais des gens m'ont dit – ce que j'ignorais – que les chats étaient le truc le plus cliqué sur Internet. Je voulais voir jusqu'où ça pouvait aller, combien il pouvait avoir de followers. En l'occurrence, 500 ou 600 (625 abonnés au compte Twitter @RABaupluriel). C'est ce qui est rigolo avec le monde d'aujourd'hui, un monde qui ne m'attire pas forcément sinon je mettrais plus de photos sur Instagram. Je pourrais facilement atteindre 100 000 à 200 000 followers. Mais je n'ai pas envie de passer le palier de la notoriété.


Au point de refuser des sollicitations ?
Plein. Alors que d'autres, comme TF 1, voulaient l'exclu pour l'agression, j'ai été chez Cyril Hanouna (l'émission Touche pas à mon poste), mais à la condition qu'il joue le jeu pour parler de mon appli (de rencontres) Deserve Her. Ce qu'il a fait. Que ça ait buzzé derrière ou pas, c'est mon problème.

Quitte à jouer au ping-pong avec lui...
C'est parce que j'adore le ping-pong. Regardez, j'ai une table. Et je sais qu'Hanouna est fort. Je connais Gaël Monfils, ils jouent ensemble et sont tellement bons qu'ils le font avec des smartphones. J'étais curieux, c'était se faire un délire dans son émission, rien de plus.

Ton nom de famille, à l'état civil, n'est pas Bosse mais Bossé...
C'est possible...

C'est même certain ! À quel moment et pourquoi cet accent s'est perdu ?
Il n'est pas perdu. De temps en temps, au ping-pong, je dis Bossé. C'est venu du jour au lendemain, je ne sais même plus quand. Ma famille m'en a un peu voulu à ce moment-là. C'est un nom qu'on m'a donné, qui ne m'appartient pas. Bosse, c'est mieux, c'est plus esthétique. Ça me fait rire de jouer avec tout ça. Y a aussi des gens qui me prénomment Pierre-Antoine...

Du coup, vous êtes deux : le Bossé de l'administration et le Bosse de l'athlé ?
On est peut-être plus que deux... Je n'en sais rien, je m'en fiche, c'est un jeu, une histoire d'accent et de prononciation, ça ne va pas plus loin.

Ça sonne quand même comme «boss», «patron» en anglais...
Le boss de la mafia, bien sûr, je devais penser à ça... Mais ce n'était pas pour être prétentieux et dire que je deviendrais un jour le boss du 800 m.

Tu comprends qu'on ait du mal à savoir qui tu es vraiment ?
Oui, je comprends. Mais je ne vous mène pas en bateau. Je suis en bateau. Je suis un bateau. Jamais arrêté. J'ai un cercle stable d'amis, mais ça ne me suffit pas, j'ai besoin d'autre chose. C'est comme mes délires avec les filles, j'ai besoin sans arrêt d'en connaître des nouvelles.

Tu parles beaucoup des filles...
Oui, parce que ça compte pour moi.

Dans cette période post-#balancetonporc, ne crains-tu pas que ton image soit à contre-courant ?
Ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas féministe. Mais j'ai un très grand respect pour les femmes. Comme pour les hommes. Je ne fais pas la différence. J'aurais pu être attiré par les hommes, mais il se trouve que je suis attiré par les filles. Quand on vit dans le sport, la parité est une évidence. On côtoie des sportives, dont certaines sont bien plus fortes que certains hommes.

As-tu utilisé ton aura...
(Il coupe.) Pour séduire des filles ? Oui. On peut appeler ça de la manipulation, mais moi, j'appelle ça de la séduction. Ce n'est pas malsain. Si je fais un tour de magie, je te manipule, mais tu ne le prends pas mal. Je peux tout aussi bien demander à une fille quel tour elle a utilisé pour me séduire. Les filles me manipulent aussi. Je me suis parfois fait incendier sur ce sujet parce que ça a peut-être été mal compris. La plupart des filles que j'ai séduites n'ont pas la rage contre moi, n'ont pas tenté de m'assassiner, elles restent dans mes contacts et m'envoient des petits messages de soutien.

Mais tu prônes...
(Il coupe.) Attention, je ne prône rien ! J'avoue seulement être attiré par plein de filles, tout le temps. Je n'ai rien à cacher à ce niveau-là. Je ne crois pas à une femme pour toute la vie. L'idée de fonder un foyer là, en 2018, ça me refroidit immédiatement, j'en ai des frissons. Ça voudrait dire tomber amoureux au-delà d'un point que j'ignore à ce jour. Père tout court, oui, mais pas de famille. Un enfant peut être aimé par deux parents qui s'aiment sans embrouille et ne vivent pas ensemble.

Après ton record de France du 800 m, en 2014, tu avais donné une conférence de presse où tu regrettais qu'on ait trop résumé ta personnalité à tes virées nocturnes.
Oui, c'était dommage. Je me suis fait piéger par ma nature. J'aime bien faire la bringue, mais mes proches vous diraient à quel point j'ai changé. L'âge m'a forcé à me calmer. Je ressens combien mon corps n'est plus le même les lendemains où il faut aller à l'entraînement... Je ne sors plus toutes les semaines.

Ce mode de vie t'a coûté ?
Il m'a coûté à retardement. Ce qui m'arrive maintenant, flirter avec les blessures, est aussi dû à ça. Mon quotidien, c'est désormais d'écouter mon corps. Dans le fond, je ne pense pas être vraiment dans la catégorie du sportif. Si j'avais été doué pour autre chose, j'aurais sans doute choisi autre chose. Il se trouve que j'étais doué pour la course, mais j'aurais préféré faire de la musique. Après, c'est cool de courir, d'aller en muscu deux fois par semaine et de pouvoir te regarder dans la glace sans te dire : je suis un gros lard, je devrais me surveiller.

Tes parents ont-ils parfois du mal à adhérer à tes actes ou à tes paroles ?
L'accent en moins sur le nom, c'est le cadet de leurs soucis. Il y a eu plusieurs étapes. Gagner des petites médailles, me barrer, acheter un appart... Ça les a très vite dépassés. J'étais reconnu dans les restaus, ça leur faisait peur. Mais je sais qu'il y a une forme de fierté. Ma mère, ça la dérange que je «fasse le clown» comme elle dit, que j'en dise autant sur moi. Elle préférerait que je sois le sportif modèle. Mais elle a beau dire, elle rigole quand même à mes blagues. Je pense surtout qu'elle veut me protéger. Elle me dit que le revers fera mal, que quand ça s'arrêtera, ce sera brutal. Je lui réponds de me faire confiance, que je m'en sortirai quoi que je fasse dans la vie. S'il le faut, je me barrerai à l'étranger, je serai barman ou coach sportif. Ça marche toujours, ça, coach sportif.

Ils ne pensaient pas que tu gagnerais ta vie dans le sport ?
Ils pensaient que j'arrêterais l'athlé en 2016, après les JO, pour reprendre les études et faire kiné, j'avais dû en parler à une époque. Quand j'ai commencé à gagner de l'argent, à payer quatre fois plus d'impôts qu'eux, ils ont... Dans ses jeunes années, mon père a été dans la merde. Mon grand-père est devenu tétraplégique et il est mort jeune. Ma mère, elle, a été mère de famille à 18 ans. Ils ont trimé pour leurs enfants. À l'inverse de moi qui suis égoïste, sans enfant, dépensier. Ça a généré quelques conflits. Mais le temps a fait son œuvre et j'ai compris des choses.

«Dépensier» comment ?
Je fais des voyages, je paie des bières à mes potes, je m'achète une table de ping-pong, du fou rire. Ou une trottinette électrique à 1 200 euros, pour que Kevin (Hautcœur, son agent) monte dessus et me tire à l'entraînement, et parce que j'ai zéro point sur mon permis. Mais, vous verrez, c'est l'avenir, la trottinette électrique !

Y a-t-il des choses que tu t'interdis de dire aux médias ?
Je n'ai pas l'impression. Mais je pense que c'est inconscient. Ma famille par exemple... Quand, après mon agression, tout le monde voulait interviewer mes parents, je leur disais : «Je n'ai pas envie que vous soyez mêlés à tout ça.» Parce que je n'aime pas forcément ce monde-là.

On a l'impression que dans ta communication, à chaque fois que tu fais deux pas en avant, tu veux vite en refaire un en arrière.
Oui, mais on ne peut jamais revenir en arrière. Deux pas, quatre, six, huit et c'est trop tard, tout le monde te reconnaît dans la rue et, en soirée, les gens ne viennent te parler une minute que dans le but d'avoir leur selfie. Et ça me gonfle plus que tout. Bon, là, en disant «les gens», je généralise, ils ne sont pas tous comme ça évidemment. D'ailleurs, en général, «les gens» sont plutôt cool.

Ton rapport complexe à la notoriété a-t-il à voir avec ton agression à Gujan, deux semaines après ton retour de Londres où tu avais offert à boire à tes fans à la gare du Nord?
Oui. La nuit de l'agression, je suis reconnu par tout le monde, ça me dérange. Je ne suis plus dans l'euphorie, dans le partage, je suis dans la mélancolie. J'ai retrouvé un pote, mais je suis seul. Je suis très alcoolisé, je profite, je vais un peu loin. C'est ma première vraie fête depuis le titre, je paie des coups, je me lâche... Mais je reste lucide, je refuse des selfies, j'essaie de leur faire comprendre à tous que, cette photo, elle ne comptera plus si je ne gagne plus, qu'ils me cracheront dessus. C'est mon autre partie de moi?: attention les amis, la réalité, c'est pas ça, y a pas de star ici. Alors, à un moment, je cours, je m'échappe. Je me retrouve dans ma voiture, vitre baissée. Pour moi, le gars qui m'a agressé a essayé de me prendre ma bière. Peut-être que quand il m'a donné une claque, j'étais encore dans ce mode-là, je lui ai mal répondu, alors que dans un jour normal j'aurais employé un autre ton, je lui aurais dit un truc genre prends-ma-bière-de-toute-façon-elle-est-chaude. Mais quand t'es alcoolisé, tu ne lâches pas prise et tu t'emportes. Je sais que je n'ai pas un mauvais fond. Je ne suis pas un bagarreur, je réussis toujours à désamorcer les choses par de l'humour. Pas là. En fait, je fêtais mon nouveau statut qui ne me plaisait pas forcément.

Le fameux revers de la médaille...
Oui, je paie immédiatement. Sauf que, derrière, il y a plus de «gloire» et ça c'est terrible. Vraiment j'insiste, cette histoire n'aurait jamais dû sortir. Je réponds parce qu'il y a une fuite. Et c'est dommage.

À ton avis, tu as gagné en empathie ou au contraire...
(Il coupe) La mise en examen brouille mon image. Les gros naïfs tombent dans le panneau. Je crois dur comme fer à ce que disait Brassens : des alliés peuvent devenir des ennemis, des ennemis devenir des alliés. Les gens disent à mon père : «C'est quand même un peu moyen ce qu'a fait ton fils.» C'est blessant. C'est plaisant d'être reconnu. Mais quand t'es mis en examen de façon injustifiée et que tu connais la fin de l'histoire – car ça finira en non-lieu –, il y a une tendance à préférer que les gens connus morflent. De la même manière que j'ai détesté être mis sur un piédestal après l'agression : «Un champion français agressé, quelle honte !» Ce n'est pas parce que je suis un champion que c'est plus grave. Avec la notoriété, tu ne sais jamais si les gens sont sincères ou pas.

Es-tu pressé que cette affaire se termine ?
Je suis pressé que les gens sachent la vérité. C'est son avocat qui fait du zèle.

Un arrangement à l'amiable est-il envisageable ?
Je suis de nature à régler les choses comme ça. Mais là, il m'aurait tué si des gens n'étaient pas intervenus. Il en faut peu, il ne frappait qu'à la tête. Alors, non, il ne m'intéresse pas. Je me fiche complètement de cette personne. Je n'ai même pas de rage contre lui. Je n'ai pas de conflit. C'est son conflit à lui.

Cette histoire t'a-t-elle changé fondamentalement ?
Ça m'a fait prendre un peu de recul sur la vie. Ça peut se finir vite une vie. Je préfère faire le fou en trottinette à 50 km/h sur du mouillé plutôt que de sortir seul et de croiser des gens qui ne m'apprécieront pas. Ça me refroidit de sortir, je suis moins à l'aise quand on me reconnaît. Ça m'a fait redescendre un peu.

Sur le mur de ton salon, un tableau dit «don't be afraid of silly ideas» (n'aies pas peur des idées idiotes). C'est quoi ta prochaine idée idiote ?
Une petite médaille européenne.

Petite ?
Je ne dirais pas non à l'or.

On peut faire deux fois le même hold-up ?
Je suis bien meilleur cette année que l'an passé à la même période. Mais me demander à moi-même comment je vais jouer ma course me perdrait. C'est cet état d'esprit instinctif qui a fait la différence. Après, il y a l'expérience, savoir ce qui te reste dans la tête et dans les jambes. Je prends plus de plaisir à 26 ans qu'à 20 ans. Ce qu'on s'inflige sur 800 m n'est pas normal. L'acide lactique, vomir. Mon corps est peiné d'aller à l'entraînement. Mais je m'y suis fait mentalement. Ça me fait penser à Jacques Brel, qui disait qu'avant chaque concert il vomissait. Il ne s'y est jamais fait, lui. Donc, il a arrêté. C'est dommage. La musique, c'est tellement plus agréable que l'athlé.

Surtout le demi-fond, une discipline d'ascète. Il y avait l'option foot, aussi ?
Non. L'athlé m'a permis de découvrir des gens passionnants. Et je suis beaucoup plus libre qu'un footballeur. C'est l'athlé qui a fait de moi ce que je suis. Je remercie le moi d'il y a des années d'avoir choisi ce sport et d'avoir persévéré. Je ne suis pas milliardaire comme un footballeur, mais dans ma tête je suis sans doute plus riche.


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Re: Athlétisme

Messagepar chavaschleck » 24 Juin 2018, 19:19

Mouais... Je suis mitigé sur ce type. Avant je l'aimais vraiment bien mais beaucoup moins maintenant.
Déjà, aller à TPMP et voter Mélenchon... :niais:

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Re: Athlétisme

Messagepar gosso » 24 Juin 2018, 19:54

Y'a beaucoup de monde qui a voté Mélenchon :niais:

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Re: Athlétisme

Messagepar MayodeBain » 24 Juin 2018, 20:49

Le coup du chat c’est un bel enfumage quand même :moqueur: C’est marrant parce que d’un côté il semble sincère, mais en même temps il en fait trop :o
Merci pour l’ITW en tout cas :ok:

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Re: Athlétisme

Messagepar jan_ullrich_2.0 » 25 Juin 2018, 09:38

Je l'apprécie de moins en moins en tout cas.... conception de la vie totalement à l'ouest.

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Re: Athlétisme

Messagepar Krowar » 25 Juin 2018, 09:47

J'aime bien qu'il pense à se casser et être barman ou coach sportif. Des gens très bien ont des idées similaires

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Re: Athlétisme

Messagepar Mayoj » 25 Juin 2018, 13:03

Champion du monde!! Haters gonna hate!! 8) :banana

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Re: Athlétisme

Messagepar Boudini » 30 Juin 2018, 20:12

46"98 pour Samba sur 4h, 2e chrono de tous les temps. Quelle saison il fait lui :shock:

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Re: Athlétisme

Messagepar cunego » 30 Juin 2018, 20:19

Phoque j'ai raté ça, Warholm l'a encore poussé ?

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Re: Athlétisme

Messagepar Boudini » 30 Juin 2018, 20:27

cunego a écrit:Phoque j'ai raté ça, Warholm l'a encore poussé ?

C'était le 1er lièvre, il éclate la 9e mais termine quand même en 48"0 :lol:. McMaster l'a titillé un peu plus longtemps mais s'est fait secouer dans la dernière ligne droite.

Et 8'59 sur steeple 8)

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Re: Athlétisme

Messagepar cunego » 30 Juin 2018, 20:58

Faux départ pour Shubenkov, dommage.

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Re: Athlétisme

Messagepar cunego » 05 Juil 2018, 21:48

Encore un 19.69 pour Lyles sur 200 et Samba qui descend encore sous les 47.50.

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Re: Athlétisme

Messagepar MisterToadette » 08 Aoû 2018, 10:42

:shock: Nicholas Bett RIP :stop

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Re: Athlétisme

Messagepar Gringo » 14 Aoû 2018, 20:44

Serie de reportages sur la famille Ingebrigtsen :
Sous titré en anglais ici (4 épisodes) :

Sinon vous pouvez avoir des sous titres pas trop mauvais sur le site de la chaine en activant les sous titres norvégiens et en les traduisant automatiquements sur Chrome :
https://tv.nrk.no/serie/team-ingebrigts ... /avspiller

Intéressant et impressionnant, on voit à quel point le père mène ses enfants vers les sommets et les problèmes que ça induit. On suit aussi la progression de Jakob depuis ses 12-13 ans, on y apprends qu'il s'entraine de manière structurée en course à pied depuis ses 10 ans. Ça pose question sur sa véritable marge de progression.

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