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Crée en 1909, le Tour d’Italie fête en 2017 sa 100e édition. Pour cette occasion spéciale, le parcours propose plusieurs clins d’oeils à l’histoire de l’épreuve et à quelques uns de ses champions plus ou moins récents (Bartali, Coppi, Pantani, Aru, Nibali, Scarponi…). De la Sardaigne à Milan, en passant par la Sicile, les Appenins et les Dolomites, le parcours mêle ainsi des difficultés classiques et d’autres oubliées. Sur le plan sportif, l’édition 2017 devra rivaliser avec celles très animées de 2015 et 2016. Il est temps de passer à l’analyse complète et détaillée du parcours de ce Giro d’Italia 2017.

La carte de ce Giro 2017, centième du nom.

Depuis plusieurs années, le Giro alterne ses départs entre l’Italie et l’Europe du Nord. Pour la centième, il ne pouvait toutefois pas s’élancer autre part qu’en terre italienne. A l’image du centième Tour de France de 2013, ce centième Giro d’Italia sera d’ailleurs quasi-intégralement disputé en territoire italien. Seule exception, une courte incursion en Suisse, le temps de 19km et d’un col. Les organisateurs ont tout de même conservé un héritage des départs aéroportés avec un départ le vendredi, afin d’ajouter un jour de repos pour faciliter le premier gros transfert de la course. Le Grand Départ aura en effet lieu de Sardaigne avec trois étapes en ligne programmées avant de rejoindre la Sicile.

Etape 01 : Alghero > Olbia 206km

 

La première étape relie Alghero à Olbia sur la rive nord de l’île. Longue de 206km, son profil est plutôt plat et devrait permettre à un sprinteur de s’emparer du premier maillot rose. La seule opportunité de contrarier les grosses cuisses est la dernière des trois bosses du jour, le San Pantaleo (3,2km à 5,6%) placée à 21km de l’arrivée. Mais cette distance semble trop importante pour que des puncheurs zélés résistent au retour du peloton.

Etape 02 : Olbia > Tortoli 221km

 

La deuxième étape repart de Olbia en direction de Tortoli, dans la partie orientale de l’île. Des trois étapes sardes, il s’agit de la plus accidentée avec notamment la présence de la montée de Genna Salina (26 km à 3,4%) dans sa deuxième moitié. Ce tracé devrait inspirer les baroudeurs mais le long final en descente reste favorable à un regroupement. Pour certains sprinteurs passe-partout, cette étape est une ocassion rêvée de s’emparer du rose.

Etape 03 : Tortoli > Cagliari 148km

 

La troisième étape se déroule entre Tortoli et Cagliari, la capitale sarde au sud de l’île. Courte (148km) et plate, elle ne devrait pas échapper à un nouveau sprint massif, même si on annonce parfois du vent dans cette région.

Etape 04 : Cefalu > Etna 181km

 

La premier jour de repos permettra de digérer le transfert vers la Sicile et Cefalu, d’où s’élance la quatrième étape. Et le programme du jour est copieux avec la première arrivée en altitude de ce Giro, au sommet de l’Etna (18km à 6,6%). Auparavant les coureurs auront escaladé un premier col de 32km à 4,6%. Un tel menu dès le quatrième jour de course est rare sur un Grand Tour, même sur le Giro habitué des arrivées au sommet précoces. Pour les leaders, il faudra donc être proche de sa forme maximum d’entrée sous peine de concéder plusieurs minutes. Et cette forme devra être maintenue trois semaines durant, ce qui pourrait augurer des défaillances surprises en fin de Giro. Cette étape est donc très intéressante à la fois sur le court et sur le long terme.

Etape 05 : Pedara > Messina 159km

 

La cinquième étape relie Pedara à Messine, la patrie d’un certain Vincenzo Nibali. Le parcours du jour est plutôt typique du Giro avec une première moitié accidenté et une deuxième plate. On devrait donc assister à un duel entre baroudeurs et sprinteurs.

Etape 06 : Reggio Calabria > Terme Luigiane 217km

 

Le Giro arrive sur le continent pour la sixième étape entre Reggio Calabria et Terme Luigiane. Cette étape calabraise au final vallonné devrait sourire aux puncheurs. Les deux derniers kilomètres en montée (5% de moyenne, max 10%) leurs sont plus que favorables.

Etape 07 : Castrovillari > Alberobello 224km

 

La septième étape relie Castrovillari à Alberobello dans les Pouilles. Le long parcours du jour (224km) est plutôt plat et un sprint massif est attendu. Les équipes de sprinteurs devront toutefois se méfier d’un petit strappo (500m à 6%) placé à 4km de l’arrivée.

Etape 08 : Molfetta > Peschici 189km

 

La huitième étape entre Molfetta et Peschici est une nouvelle opportunité pour les puncheurs. Si le Monte Sant’Angelo franchi en cours d’étape ne devrait pas peser outre-mesure, le final avec 3 bosses pourrait augurer d’une belle bataille avec pourquoi pas quelques leaders impliqués. Qui tentera d’anticiper ? Qui attendra le petit mur final (200m à 10,5%) pour produire son effort ?

Etape 09 : Montenero di Bisaccia > Blockhaus 189km

 

La neuvième étape s’élance de Montenero di Bisaccia pour rejoindre le sommet du Blockhaus. Avec 13,7km à 8,3%, il s’agit probablement de la plus difficile arrivée en altitude dans la longue chaine des alpins. En 1967, à l’age de 22 ans, Eddy Merckx y avait signé un de ses premiers exploits en montagne. Etant la seule difficulté du jour, on devrait assister à une course de côte royale entre les favoris.

Etape 10 : Foligno > Montefalco 39.8km CLM

 

Après une deuxième journée de repos dans le centre de la botte italienne, les coureurs repartent pour la deuxième semaine avec un rendez-vous important. Au programme du jour, près de 40 kilomètres en contre-la-montre individuel entre Foligno et Montefalco. Une étape prestigieuse pour les rouleurs mais surtout une occasion pour les rouleurs-grimpeurs (G.Thomas, Dumoulin, Pinot) de distancer certains grimpeurs dont Quintana. Le profil accidenté de ce chrono devrait quand même atténuer les différences de qualité contre-la-montre.

Etape 11 : Florence (Ponte a Ema) > Bagno di Romagna 161km

 

La onzième étape s’élance de Florence et plus précisément de Ponte a Ema dans sa banlieue, où est né un certain Gino Bartali en 1914. L’arrivée est placée à Bagno di Romagna, après un parcours de 161km de montagne russes entre Toscane et Romagne. Pour les défaits du chrono de la veille, c’est une première occasion de reprendre du temps mais il est fort à parier que ceux-ci attendront plutôt la troisième semaine et la haute-montagne. Cette journée devrait donc plutôt occuper les baroudeur-grimpeurs pour le gain de l’étape.

Etape 12 : Forli > Reggio Emilia 229km

 

La douzième étape entre Forli et Reggio Emilia peut être qualifiée d’étape de transition. Son profil accidenté puis plat n’est pas sans rappeler celui de la cinquième étape. On devrait donc assister à un nouveau duel entre baroudeurs et sprinteurs.

Etape 13 : Reggio Emilia > Tortona 167km

 

La treizième étape poursuit la transition entre massifs avec un parcours ultra plat entre Reggio Emilia et Tortona, où mourut Fausto Coppi en 1960. On comptera tout de même sur quelques baroudeurs zélés pour s’opposer à un sprint massif a priori inévitable, d’autant plus que c’est la dernière occasion pour les sprinteurs ! On surveillera d’ailleurs la liste des non-partants le lendemain…

Etape 14 : Castellania > Oropa 131km

 

La quatorzième étape s’élance de Castellania, lieu de naissance du Campionnisimo, pour rejoindre le Sanctuaire d’Oropa sur les hauteurs de Biella. Cette ascension de difficulté moyenne (11,8km à 6,2%) est bien connue du Giro depuis un exploit de Pantani en 1999, qui après un incident mécanique avait remonté tous les coureurs pour s’imposer en rose. Après deux jours de plaine, le retour de la montagne semble une bonne chose mais il s’agit là de la troisième course de côte du Giro.

Etape 15 : Valdengo > Bergame 199km

 

La quinzième étape entre Valdengo et Bergame conclut la deuxième semaine par ce qui se veut être un mini Tour de Lombardie. L’étape reprend en effet les cinquante derniers kilomètres de la version 2016 de la classique. Toutefois le reste du tracé est plat et ne rivalise pas avec la densité montagneuse qui avait permis la course offensive en octobre dernier. A la veille d’un jour de repos, cela reste quand même un terrain d’expression offensive pour certains leaders en retard. Dans le pire des cas, les baroudeurs et les puncheurs se chargeront d’animer la journée.

Etape 16 : Rovetta > Bormio 222km

 

Passé le troisième jour de repos, les coureurs se tournent vers la dernière semaine et le retour aux affaires se fait avec l’étape reine de ce Giro 2017 ! La seizième étape entre Rovetta et Bormio s’étend sur 222km via trois cols de haute-montagne : le Mortirolo, le Stelvio et l’Umbrail. Ce dernier correspond à un col intermédiaire du Stelvio, par son versant suisse, les sommets étant distants de seulement 3km, ce qui fait dire que cette étape est à « 2 Stelvio ». Certes le Mortirolo sera monté par son versant le plus aisé (celui habituellement descendu dans les étapes vers Aprica) mais le menu du jour reste ultra-copieux et rend toute défaillance interdite. Et quand on sait qu’elles sont plus fréquentes un lendemain de repos… Avec les points doublés sur la Cima Coppi (Stelvio) et la Montée Scarponi (Mortirolo), la journée sera aussi décisive pour le classement de la montagne. En résumé, cette étape destinée aux grimpeurs endurants est celle qu’on attend le plus du Giro !

Etape 17 : Tirano > Canazei 219km

 

La dix-septième étape entre Tirano et Canazei est la plus légère de la dernière semaine, ce qui montre bien la difficulté globale de celle-ci. Le profil du jour est peu habituel avec deux cols d’entrée puis un parcours principalement en vallée qui vient se finir au pied des cols des Dolomites, comme un léger blasphème. Probablement une journée pour baroudeurs même si un coureur complet possédant une bonne pointe de vitesse pourrait profiter d’un regroupement.

Etape 18 : Moena di Fassa > Ortisei/St-Ulrich 137km

 

La dix-huitième étape entre Moena et la station de Ortisei / St-Ulrich propose un parcours de montagne russes en altitude au cœur des Dolomites. Les cols du Pordoi, de Valparola et du Gardena sont au programme avant un premier passage en descente dans la ville d’arrivée. Les coureurs entameront alors une boucle via le Pinei et le fond de la vallée avant de remonter dans la station étape (9,3km à 6,8% puis 4km de faux-plat). Sur le papier, cette étape courte (137 km) a le potentiel pour dynamiter le peloton. Mais avec encore deux jours de montagne par la suite, les efforts des attaquants pourraient se payer, ce qui pourrait les décider à attendre. En somme, une belle étape mais mal positionnée.

Etape 19 : San Candido > Piancavallo 191km

 

La dix-neuvième étape relie San Candido à Piancavallo. Malgré les trois petits cols au programme en début d’étape, on peut s’attendre à une course de côte sur les pentes abruptes de la montée finale (15,5km à 7,3%). Après Oropa, les organisateurs rendent à nouveau hommage aux œuvres de Marco Pantani, vainqueur à Piancavallo en 1998. Mais dans le schéma du Giro 2017, cette étape apparaît comme peu constructive. Il s’agit déjà de la quatrième course de côte (après Etna, Blockhaus et Oropa) et elle intervient tard dans la course, ce qui fait peser une menace d’attentisme sur les belles étapes précédentes (Ortisei et peut-être même Bormio). Dans un Giro très montagneux, c’est assurément l’étape de trop !

Etape 20 : Pordenone > Asiago 191km

 

La vingtième étape s’élance de Pordenone vers Asiago. C’est la dernière étape en ligne de ce Giro et elle conclut un cycle de cinq étapes de montagne. Autant dire que la fatigue sera présente mais aussi la motivation chez les grimpeurs. Le parcours se prête aux grandes offensives, notamment celles avec des équipiers échappés en relais, avec l’ascension du Monte Grappa en milieu d’étape suivie de celle plus régulière vers Foza d’où on ne redescend pas puisque les quinze derniers kilomètres sont sur le plateau d’Asiago, ville d’arrivée. C’est donc une dernière étape de montagne intéressante.

Etape 21 : Circuit de Monza > Milan (Dôme) 29.3km CLM

 

Le suspense sera toutefois encore présent le dernier jour puisque pour la première fois depuis 2012, la vingt-et-unième et dernière étape se disputera sous la forme d’un contre-la-montre individuel. Le parcours plat entre le circuit de Monza et le Dôme de Milan s’étend sur 29 km, de quoi combler certains écarts au général. Toutefois, après trois semaines de course et notamment cinq jours de haute montagne qu’on espère intenses, la récupération aura tout autant son mot à dire que les qualités intrinsèques de rouleur.

La synthèse

Ce Giro d’Italia 2017 propose 8 étapes de montagne (dont 5 arrivées au sommet), 5 étapes accidentées au profil intermédiaire, 6 étapes de plaine sensées se finir par un sprint massif et 2 contre-la-montre individuels (69 km au total).

Du point de vue de la montagne, le Giro 2017 est fidèle à la réputation de l’épreuve avec beaucoup d’étapes et de cols au programme. Plusieurs profils d’étape sont présents avec des courses de côte (Etna, Blockaus, Oropa et Piancavallo), des étapes denses avec arrivée au sommet (Ortisei) ou en descente (Bagno di Romagna, Bormio) et un final original en plateau (Asiago). On regrette tout de même que la majeure partie de ces difficultés se concentre sur la dernière semaine. En effet, à la différence des Giri 2015 et 2016 et de leurs deux massifs distincts, le Giro 2017 présente un gros massif en troisième semaine précédé de quelques courses de côte isolées, qui pourraient devenir répétitives. A la décharge des organisateurs, il faut saluer le choix osé de placer l’Etna dès le 4e jour, ce qui obligera à une gestion particulière de la forme des favoris tout au long des trois semaines. Mais l’autre différence majeure avec les deux éditions précédentes, c’est la construction de la troisième semaine, particulièrement mal agencée. Les étapes denses de Bormio et de Ortisei sont belles et peuvent permettre de créer de gros écarts si les efforts sont faits mais avec encore plusieurs jours de montagne derrière, est-ce que tous ces efforts ne pourraient pas se payer sur le long terme ? L’étape de Piancavallo en particulier, une vulgaire course de côte au milieu d’étapes plus denses, apparaît comme inutile et contre-productrice. Si le scénario d’une troisième semaine offensive avec des attaques lointaines dans le Stelvio, le Gardena et le Grappa entrecoupées d’un repos des guerriers vers Canazei et Piancavallo existe, celui beaucoup plus attentiste de simples courses à l’usure vers Bormio et Ortisei afin de se préserver pour Piancavallo et Asiago reste tout autant possible et c’est là tout le problème.

En matière de contre-la-montre, le kilométrage cumulé de 69km apparaît comme élevé dans l’histoire récente des Grands Tours. Mais de là à dire qu’il compense le gros programme montagneux, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Surtout qu’il convient de noter que le premier contre-la-montre est vallonné et que le second se dispute le dernier jour avec un fort impact de la récupération, deux conditions qui n’accablent pas les purs grimpeurs. Ce kilométrage moyen pourrait paradoxalement favoriser des coureurs comme Thomas ou Dumoulin. La logique à l’oeuvre est toujours la même : s’ils ont peu d’écarts à combler en montagne, les purs grimpeurs s’emploient moins loin de l’arrivée et par la même ont moins de chances de distancer les rouleurs-grimpeurs.

En plaine, les sprinteurs bénéficieront de six étapes claires pour se disputer les bouquets. Un cumul assez faible, ce qui devrait aboutir à un verrouillage en règle de ces étapes. Par ailleurs, le sixième sprint « programmé » ayant lieu à Tortona lors de la treizième étape, nous pouvons déjà nous attendre à une vague de retrait des sprinteurs le lendemain matin. Seul le maillot rouge d’alors pourrait continuer, sans avoir nécessairement la garantie de conserver ce paletot jusqu’à Milan. Pas forcément le meilleur hommage aux sprinteurs qui ont eux aussi écrit l’histoire du Giro.

Et bien sûr, le Giro 2017 présente des étapes accidentées typique du relief italien. Ces étapes mêlent occasion pour puncheurs (Terme Luigiane, Peschici, Bergamo), pour sprinteurs complets (Tortoli) et surtout baroudeurs. Véritable marque de fabrique de la course, ces étapes égayeront les trois semaines de course et pourraient réserver quelques coups surprises de la part des leaders.

Dernier point de cette analyse, les transferts sont assez inégalement répartis au cours des trois semaines. La première moitié du Giro en voit plusieurs importants : l’arrivée en Sicile, la liaison vers la Calabre, la remontée de la botte jusqu’à Forli… Mais à partir de la 12e étape ceux-ci sont plutôt limités, ce qui favorisera la récupération des coureurs, notamment lors de la dernière semaine décisive.

En conclusion, ce centième Giro présente un tracé complet et parfois exagéré, notamment en montagne, ce qui a fait la réputation moderne de la course. Les trois semaines regorgent de plusieurs étapes très séduisantes sur le papier (Etna, Peschici, Bormio, Ortisei, Asiago) mais l’agencement général est moins réussi que pour les tracés 2015 et 2016. Ce parcours impose en effet une longue attente avant la troisième semaine, aussi décisive que bancale et qui pourrait alors ne pas pas être à la hauteur des espérances. Avec le suspense conditionné par ce tracé, il est probable que le Giro 2017 soit plus marqué par l’attentisme que les précédentes éditions très spectaculaires. Maintenant il convient aux coureurs d’exploiter au maximum les possibilités qu’offrent tout de même ce parcours.

Le Tour d’Italie 2017 sera bien sûr à suivre chaque jour sur le forum du Gruppetto !

Par Svam.

Crédits : profils et carte
  officiels : RCS Sport | Photo : Andrea Pellegrini (via WikiCommons, Creative Commons 3.0)
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Modérateurs: Geraldinho, bouri

Re: Giro d'Italia 2017 : analyse du parcours

Messagepar Liam » 05 Mai 2017, 21:47

:ok:
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Re: Giro d'Italia 2017 : analyse du parcours

Messagepar Elias » 06 Mai 2017, 00:12

Superbe article, belle analyse.
Juste, à un moment tu as écrit "alpins" au lieu d'"appenins" (sur l'étape du Blockhaus). :niais:
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Re: Giro d'Italia 2017 : analyse du parcours

Messagepar Tilo » 06 Mai 2017, 09:06

On aura un tour et détour? :mrgreen:
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Re: Giro d'Italia 2017 : analyse du parcours

Messagepar bullomaniak » 06 Mai 2017, 11:32

J'y ai rejeté un oeil tout à l'heure et c'est fou comme ce parcours est mal torché. :stop

En Sardaigne on s'oblige à faire le tour de l'île, et en restant toujours près des côtes, donc on contraint à devoir tracer des grands blocs droits sur les grandes routes. En Sicile la course de côte est très bien mais on évite tous les reliefs pour rallier Messine. La trilogie pour remonter la botte italienne trace des grands bouts droits pour remonter le plus vite possible, mais est pas mal ficelée dans les détails pour être intéressante, mais derrière on ressort une course de côte immonde alors qu'il y avait l'enchaînement Lanciano / Guardiagrele qui était complètement évident.

Le chrono et l'étape qui suit sont bons, mais on remarque un gros transfert entre les deux, alors qu'on ne se l'autorisera pas plus tard quand on sera dans la plaine du Pô là où ça aurait été plus facile ! Du coup on se tape deux étapes de plaine-transition sans aucun intérêt (qui ont leur place à ce moment sportivement néanmoins), puis une autre étape tracée tout droit plein nord pour une course de côte nullisime vers Oropa, alors qu'il aurait été mille fois plus pertinent d'exploiter les montagnes au Nord de Gênes à la place, et dans la suite on aurait pu repartir du côté de Milan au lieu de se contraindre à repartir au pied d'Oropa, ce qui empêche de faire une vraie étape Tour de Lombardie-like pour finir la semaine !
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