Écrit le par dans la catégorie Coup de bordure, Humour.

Les Vosges sont cette année très exploitée par le Tour. Habituellement zappée, au mieux effleurée, cette fois ci nous avons le droit à trois jours d’action dans ce massif de l’Est de la France.

Etape 8 : Tomblaine – Gérardmer : 161 km

Si le début de l’étape est parfaitement plat, on enchaîne ensuite sur trois ascensions, dont 2 de deuxième catégorie, et l’arrivée au sommet de la côte de La Mauselaine, en 3ème catégorie. Le début de l’étape est calme, comme on s’y attend. Néanmoins on note l’abandon de De Clercq. Blessé, le belge qui commençait à s’illustrer au général plie bagage … Les premières pentes se font sentir. Le peloton explose. Les favoris se détachent très rapidement. Mais Ji a un plan. Très solide, il décide de passer à l’action dans la dernière difficulté du jour. Cimolai, Navardauskas et Bauer tentent de suivre. King tremble, mais ses équipiers contrôlent. Ca y est, Ji lève les bras … suit Cimolai … 1 minute passe, les secondes s’égrainent. Et voilà le peloton ! Bilan ? Ji échoue dans sa quête du maillot de leader pour seulement 7″ ! Mais quel panache du chinois, encore une fois ! King est sous pression. Le duel USA – Chine se déroule désormais aussi en cyclisme ! Le monde a les yeux rivés sur la France pour la suite du feuilleton …

Etape :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Davide Cimolai (Lampre) 21″

3 Ramunas Navardauskas (Garmin) 40″

4 Jack Bauer (Garmin)

5 Luca Paolini (Katusha) 56″

6 Dries Devenyns (Giant) 1’11

7 Sep Vanmarcke (Belkin)

8 Daniele Bennati (Tinkoff) 1’16

9 Tom Veelers (Giant)

10 Maxim Iglinskiy (Astana) 1’32

 

Etape 9 : Gérardmer – Mulhouse : 170 km

Le profil de l’étape ne prête pas trop à une grande bagarre entre favoris, le dernier sommet étant à 40 km de l’arrivée. On s’attend donc à un sprint en petit comité, ou à un exploit en baroudeur. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’étape du jour ne fut pas très passionnante. Un léger écrémage par l’arrière, tout au plus. Parmi les piégers du jour, Dries Devenyns et Albert Timmer, précieux lieutenants de Ji, qui perdent 10 minutes. Avec eux, Alessandro Vanotti, le 6ème du général, qui rétrograde assez loin aussi. La sanction sera plus lourde pour Busche et Majka, perdant 12 minutes. Pour le reste, l’étape s’est déroulée gentiment, et c’est au sprint que Réza devance Démare et Kluge. Beau doublé français à la veille du 14 juillet !

Reza, très concentré sur ses succès à venir

Reza, très concentré sur ses succès à venir



Etape :

1 Kevin Reza (Europcar)

2 Arnaud Démare (FDJ)

3 Roger Kluge (IAM)

4 Simon Clarke (Orica)

5 Maxim Iglinskiy (Astana)

6 Davide Cimolai (Lampre)

7 Alexander Porsev (Katusha)

8 Dmitriy Gruzdev (Astana)

9 Vladimir Isaychev (Katusha)

10 Samuel Dumoulin (AG2R)

 

Etape 10 : Mulhouse – La Planche des Belles Filles : 162 km

La première grande étape de montagne ! Une arrivée très compliquée au sommet de la Planche des Belles Filles, découverte en 2012. Et d’entrée de jeu, un fait marquant ! L’abandon d’Edward King ! Parti au panache dès le début de l’étape, il a été mis hors course par les commissaires ! Il faut dire qu’une telle performance a déchaîné les hués d’un public s’étant visiblement pris de passion pour Ji, le grand bénéficiaire de ce retrait. Quand le sport cède au business et à la populasse, on en arrive à de telles incohérences !

C’est donc amputée de son leader que la course se poursuit. Faisant preuve d’une dextérité hors pair en descente, Tiago Machado va très vite prendre les reines de la course, accompagné par un équipier, Andreas Schillinger. Les deux hommes ne sont pas dangereux au général, Machado pointant dans les toutes dernièrs places. Les deux NetApp ont facilement déposé les Tinkoff d’Alberto Contador, qui finit d’ailleurs par abandonner, vexé.

Derrière, le peloton se contenta de gérer. Seul deux petites offensives d’Adrien Petit (dans le Top 10) et Simon Yates (bien loin au général) viennent perturber un peloton dans lequel Ji règne en maître, se permettant d’officialiser son maillot de leader en sprintant au sommet de la Planche des Belles Filles.  La très mauvaise opération du jour est réalisée par Christophe Riblon. 3ème hier, il perd près de 30 minutes aujourd’hui et plonge au général. Quel passage à vide du français ! Quel dommage pour un 14 juillet …  Autre perdant, David de la Cruz, qui aurait pu hériter d’une belle place sur le podium. Mais ce n’est pas en lâchant un quart d’heure qu’on peut envisager un tel honneur.

NetApp, à l'honneur pour le premier Tour !

NetApp, à l’honneur pour le premier Tour !

Etape :

1 Tiago Machado (NetApp)

2 Andreas Schillinger (NetApp)

3 Adrien Petit (Cofidis) 10’19

4 Simon Yates (Orica) 10’27

5 Ji Cheng (Giant) 10’37

6 Marcel Sieberg (Lotto)

7 Luca Paolini (Katusha)

8 Roger Kluge (IAM)

9 Alexander Kristoff (Katusha)

10 Mark Renshaw (Omega Pharma)

 

Etape 11 : Besançon – Oyonnax : 188 km

Au travers des collines du Jura, plus précisément du Haut Bugey, les coureurs auront un terrain de jeu assez attrayant. Mais celui qui va nous marquer, indubitablement, c’est Andrew Talansky. Il s’échappe dès le milieu de l’étape. L’écart grimpe, inlassablement, petit à petit, … jubilant, l’américain est même en larme sur son vélo, alors qu’il reste encore de nombreux kilomètres à courir ! Quel image de joie intense. On ressent là toute l’émotion du champion, en trans devant un tel exploit.

Derrière, Ji a envie de marquer le Tour de son emprunte, encore une fois. Dès la côte de Rogna, il fait rouler ses équipiers, Veelers et Timmer, pour faire exploser le peloton. A ses côtés, préservé, son fidèle lieutenant : Marcel Kittel. Le colosse allemand est le principal soutien du chinois dans son conquête du Graal. Ce petit groupe termine près de 12 minutes après l’homme du jour : Andrew Talansky. Pour l’honneur, Jack Bauer règle le sprint du peloton pour offrir un magnifique doublé à Garmin, Roger Kluge complétant le podium du jour. Le principal perdant du jour ? Adrien Petit, piégé, qui perd 2 minutes. Pas grand chose, mais chaque seconde compte sur le Tour ! Avec lui Petacchi et Schillinger, l’allemand payant sans doute le coup de son effort de la veille.

Gros effort de Talansky, qui portera très haut les couleurs de la bannière étoilée !

Gros effort de Talansky, qui portera très haut les couleurs de la bannière étoilée !

Etape :

1 Andrew Talansky (Garmin)

2 Jack Bauer (Garmin) 11″39

3 Roger Kluge (IAM)

4 Luca Paolini (Katusha)

5 Reto Hollenstein (IAM)

6 Ramunas Navardauskas (Garmin)

7 Vladimir Isaychev (Katusha)

8 Jean-Marc Bideau (Bretagne)

9 Jean-Marc Marino (Cannondale)

10 Marcus Burghardt (BMC)

 

Etape 12 : Bourg en Bresse – Saint Etienne : 186 km

L’étape présente des côtes dans le final. Et dès la première d’entre elle, le peloton explose. Fait marquant : Elia Viviani, le dauphin de Ji, est piégé dans le Gruppetto, tout comme Démare !

C’est alors que Christophe Riblon,en forme magistrale, décide de sortir dans la Côte de Grammond. Ni une ni deux, Ji saute dans sa roue, en compagnie d’Arthur Vichot. Les trois hommes gèrent parfaitement la descente et se règlent la victoire au sprint. Ji montre encore une fois que c’est lui, le patron du Tour !

Qui c’est les plus forts, c’est les verts !!! avait on l’habitude de chanter à Saint Etienne. Désormais, ça sera Qui c’est le plus fort, c’est le jaune !!! …

Etape :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Christophe Riblon (AG2R)

3 Arthur Vichot (FDJ)

4 Alexandre Pichot (Europcar) 1’52

5 Florian Vachon (Bretagne)

6 Yohann Gene (Europcar)

7 Jean-Marc Marino (Cannondale)

8 Michele Scarponi (Astana)

9 Dmitriy Gruzdev (Astana)

10 Maxim Iglinskiy (Astana)

 

Etape 13 : Saint Etienne – Chamrousse : 198 km

Le retour de la montagne ! Ce genre d’arrivée est souvent propice à un sprinteur, on verra donc si le peloton arrive groupé, ou si un baroudeur aura su s’en extraire …

Et très rapidement, ça flingue. D’abord Arthur Vichot, puis Daniel Navarro, dans un style tout en effusion, puis enfin Janier Acevedo. Mais sous cette chaleur, le moindre effort se paie. Bien que s’étant relayé à l’avant de la course, tous trois abandonnent. Le chaud / froid qui a soufflé sur le Tour nous donne des surprises de taille … et à vouloir présumer de ses forces, on finit par le payer.

Enfin on croit tenir la bonne offensive ! C’est Porsev, le champion de Russie, qui part sur un rythme effréné ! Derrière, c’est le branle bas de combat. Giant se met à la planche pour revenir sur cet homme, pourtant guère dangereux au général. Porsev franchit la ligne, en vainqueur … mais ça ne durera pas. Peu après être parti, le collège des commissaires exclu le russe ! Il semblerait que ce fiéffécoquin ait décidé de zapper la montée du col de Palaquit qui précédait l’ascension de Chamrousse ! On comprend désormais mieux comment cet outsider a fait pour briller …

Mais cet événement a apporté une certaine lueur sur la course. Il semblerait en effet que chez Giant, on se soit vu trop beau … Devenyns, Kittel et Veelers ont réalisé un très gros effort. Trop gros sûrement, car Ji n’a pas pu suivre les roues de ses équipiers ! Qui ne se sont pas relevés … Kittel voudrait il tirer la couverture à lui ? Plus rien ne nous étonnerait. Notons tout de même que les Giant ratent le succès d’étape, Kluge, toujours présent depuis le début du Tour lorsqu’il s’agit de sprinter, aligne les coureurs de l’équipe néerlandaise.

Enfin derrière, seul Degenkolb est resté fidèle à un Ji qui ne semble pas trop trembler devant Kittel, car il possède toujours plus de 20 minutes.  Au pris de ce bel effort des Giant, Kluge revient dans le Top 10, très disputé jusque là. Mais cette victoire d’étape restera sûrement plus dans les mémoires qu’un hypothétique Top 10.

En forme sur ce Tour, Kluge s'impose enfin !

En forme sur ce Tour, Kluge s’impose enfin !

Etape :

1 Roger Kluge (IAM)

2 Dries Devenyns (Giant)

3 Marcel Kittel (Giant)

4 Tom Veelers (Giant)

5 Albert Timmer (Giant)

6 Mauro Trentin (Omega Pharma) 1’04

7 Davide Cimolai (Lampre)

8 William Bonnet (FDJ) 1’36

9 John Degenkolb (Giant)

10 Vladimir Isaychev (Katusha)

 

Etape 14 : Grenoble – Risoul : 177 km

Encore la montagne, avec une arrivée à Risoul, en passant notamment par le mythique Izoard. L’étape n’est guère passionnante, lorsque l’Izoard arrive, enfin. Et là surprise : Arnaud Démare s’arrête dans un camping car. Qu’a-t-il bien pu y faire ? Nul ne sait. Toujours est-il que ça lui a sans doute été utile, puisqu’il est l’un des premiers à dégainer. Derrière les favoris suivent, et c’est, comme souvent en montagne, une arrivée au sprint, réglée de main de maître par le champion néerlandais, Langeveld.

Etape :

1 Sebastian Langeveld (Garmin)

2 Ramunas Navardauskas (Garmin)

3 Luca Paolini (Katusha)

4 Sep Vanmarcke (Belkin)

5 Cyril Lemoine (Cofidis)

6 Jean-Marc Marino (Cannondale)

7 Davide Cimolai (Lampre)

8 Arnaud Démare (FDJ)

9 William Bonnet (FDJ)

10 Adrien Petit (Cofidis)

Etape 15 : Tallard – Nîmes : 222 km

Enfin une belle étape ! Plutôt que ces inutiles arrivées au sommet, peu précise à la lutte des favoris, une bonne étape marathon, en plaine, avec du vent, il n’y a que ça de vrai ! Et dès les premières bourrasques, quelques opportunistes se défont du peloton. En rookie expérimenté, Ji saisit les bonnes roues. Message fort adressé à Kittel, qui fut lui totalement piégé, arrivant dépité en fond de peloton. Seul Cimolai s’invite à la fête parmi les favoris, alors que le vainqueur d’hier, Langeveld, est encore présent ! Mais Ji est encore une fois le plus fort, et s’impose, la veille de la journée de repos. Le message est passé.

Etape :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Sebastian Langeveld (Garmin)

3 Alessandro de Marchi (Cannondale)

4 David Lopez (Sky)

5 Davide Cimolai (Lampre)

6 Joaquim Rodriguez (Katusha)

7 Rein Taaramaë (Cofidis)

8 Julien Simon (Cofidis)

9 Beñat Intxausti (Movistar)

10 Sébastien Reichenbach (IAM)

Etape 16 : Carcassone – Bagnères de Luchon : 238 km

Encore une très longue étape, avec qui plus est trois cols à franchir. Le début de course est assez calme. Mais le premier col de la journée voit le peloton maigrir. Les costauds sont tous là. Mais qui osera sortir de ce groupe finalement compact ? La réponse tarde à arriver … quand enfin Vanotti décide d’attaquer ! Le coureur d’Astana part facilement, puisqu’il n’est qu’un outsider. Devant l’apathie du peloton, son équipier Gruzdev part aussi dans la descente finale. Astana signe donc un beau doublé, de Marchi réglant au sprint le peloton à Bagnères de Luchon !

Etape :

1 Alessandro Vanotti (Astana)

2 Dmitriy Gruzdev (Astana) 1’34

3 Alessandro de Marchi (Cannondale) 2’56

4 Luca Paolini (Katusha)

5 Vladimir Isaychev (Katusha)

6 Ramunas Navardauskas (Garmin)

6 Arnaud Démare (FDJ)

7 Julien Simon (Cofidis)

8 Reto Hollenstein (IAM)

9 Davide Cimolai (Lampre)

10 Danny Pate (Sky)

Etape 17 : Saint-Gaudens – Saint-Layr-Soulan : 124 km

Une étape courte, nerveuse, avec pas moins de 4 ascensions ! De quoi sourire aux audacieux … Selon le schéma habituel, il faut attendre la dernière ascension. Et là, ô surprise, les Giant attaquent ! Encore une fois, Kittel et Veelers partent. Ji semble seul. Degenkolb, son fidèle équipier, est distancé. Et les deux compères ont décidé de piéger Ji … les tensions atteignent leur paroxysme ! A contre temps, Petit et Lemoine (Cofidis) ainsi que Sieberg (Lotto) et Dumoulin (AG2R) tentent de partir en contre.

Devant, les deux Giant grapillent seconde par seconde. Ji tente, seul, de mener la charge du peloton. A la force de la pédale il revient presque sur les hommes en chasse patate, mais il manque de force pour le sprint final, que règle Burghardt. Le verdict du chronomètre tombe : Kittel n’a pu reprendre qu’une minute. Mais la lutte d’influence se fait de plus en plus sentir.

Etape :

1 Marcel Kittel (Giant)

2 Tom Veelers (Giant) 1″

3 Adrien Petit (Cofidis) 1’00

4 Cyril Lemoine (Cofidis)

5 Marcel Sieberg (Lotto)

6 Samuel Dumoulin (AG2R) 1’02

7 Marcus Burghardt (BMC) 1’10

8 Ji Cheng (Giant)

9 Romain Feillu (Bretagne)

10 William Bonnet (FDJ)

Etape 18 : Pau – Hautacam : 146 km

L’ultime étape de montagne. La mythique montée d’Hautacam … La course s’anime uniquement sur le final, sous l’impulsion de Cimolai. Il sait qu’il ne peut plus espérer remporter le général, il va donc chercher l’étape. Derrière, ça motive Ji, qui fait exploser le groupe des favoris.

Mais Cimolai, en compagnie des polonais Bodnar et Kwiatkowski, va assurer. Au sprint, il règle le petit groupe et remporte une victoire d’un grand prestige !

Derrière, Ji règle, rageur, le sprint. Il sait que le plus dur est fait … comme un symbole, son équipe, emmenée par les frondeurs Veelers et Kittel, ferme la marche. Il n’aura pas pu compter sur eux …

Etape :

1 Davide Cimolai (Lampre)

2 Maciej Bodnar (Cannondale)

3 Michal Kwiatkowski (Omega)

4 Ji Cheng (Giant) 10″

5 Roger Kluge (IAM)

6 Vladimir Isaychev (Katusha)

7 Alexander Kristoff (Katusha)

8 Arnaud Démare (FDJ)

9 Marcel Kittel (Giant)

10 Tom Veelers (Giant)

Etape 19 : Maubourguet – Bergerac : 209 km

Le calme après la tempête … une étape plate comme la main. Mais de calme il n’y eut pas. En revanche, la tempête, elle, était bien là. Elle s’est abattue sur les coureurs, et sur leurs organismes éreintées. Ji lui, ne faiblit pas. Avant les dernières bosses il part, en champion qu’il est. Quelques kilomètres plus loin, c’est la stupeur : Jack Bauer le rejoint ! Le Néo Zélandais a réalisé un numéro incroyable !

Derrière, la débandade. Gérard sort dans le final. Demare tente de suivre. IL ne s’accroche pas. Un petit peloton arrive … sans Kittel ! Il faudra attendre plusieurs minutes avant de voir le solide allemand arriver. La réponse de Ji aura été cinglante. La claque prise par Kittel, violente.

L’autre claque du jour, elle est pour Bauer. Arrivé en même temps que Ji, il se voit exclu, et remis dans le temps du Gruppetto. Il a semble t il trouver une faille dans le parcours … mais il ne fut pas aussi efficace que son célèbre homologue. Non Jack, vous n’avez pas sauver votre place. Vous n’avez plus que 48 heures pour espérer vous imposer …

Etape :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Arnaud Gérard (Bretagne) 3’49

3 Arnaud Démare (FDJ) 4’38

4 Sébastien Reichenbach (IAM) 4’44

5 Blel Kadri (AG2R)

6 Nelson Oliveira (Lampre)

7 Michal Kwiatkowski (Omega)

8 Svein Tuft (Orica)

9 Marcel Sieberg (Lotto)

10 Bernhard Eisel (Sky)

Etape 20 : Bergerac – Périgueux : 54 km

Parti le premier sur ce chrono, Ji a d’emblée mis la barre très haut. Meilleur temps, largement. Très peu de monde s’approchera du colosse chinois. Mais Paolini réalise l’impensable ! Il s’impose, d’une courte tête, devant … Cherel ! Qui lui aussi a réussi à battre l’impétueux chinois.

Etape :

1 Luca Paolini (Katusha)

2 Mikael Cherel (AG2R) 9″

3 Ji Cheng (Giant) 17″

4 Alex Howes (Garmin) 45″

5 Alessandro Vanotti (Astana) 48″

6 Marcus Burghardt (BMC) 1’28

7 Thomas Voeckler (Europcar) 1’40

8 Samuel Dumoulin (AG2R) 1’52

9 Romain Feillu (Bretagne) 1’55

10 Blel Kadri (AG2R) 2’13

Etape 21 : Evry – Paris : 138 km

Les Champs Elysées. Mythique, magique, légendaire … c’est ce que c’est certainement dit Ji, lorsqu’après quelques tours, il décida de pousser une petite accélération. Comme ça, pour voir, au panache, en tant que leader … quelle ne fut pas la surprise lorsqu’on le vit un peloton amorphe, sans réaction. Le chinois part. Seul. Dans un raid incroyable, l’écart augmente petit à petit … jusqu’à ce que l’arrière du peloton se dessine ! Ji passe. Il ne s’arrête pas. Il ressort même ! Et c’est en solo, plus d’un tour devant le peloton, qu’il remporte le Tour de France ! Quel homme ! Et comme un symbole, c’est Kittel lui même qui clôt le peloton. Le genou à terre.

Etape :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Alexandre Pichot (FDJ) 4’52

3 Blel Kadri (AG2R) 5’20

4 Vasil Kiryenka (Sky) 5’46

5 Jesus Herrada (Movistar) 7’06

6 Lars Bak (Lotto) 7’24

7 Michal Kwiatkowski (Omega) 7’35

8 Cyril Lemoine (Cofidis) 7’39

9 Arnold Jeannesson (FDJ) 7’45

10 Tom Leezer (Belkin)

Général final :

1 Ji Cheng (Giant)

2 Davide Cimolai (Lampre) 50’26

3 Elia Viviani (Cannondale) 51’44

4 Marcel Kittel (Giant) 55’57

5 Jean-Marc Marino (Cannondale) 59’38

6 Arnaud Démare (FDJ) 1h01’55

7 William Bonnet (FDJ) 1h02’27

8 Vladimir Isaychev (Katusha) 1h03’54

9 Adrien Petit (Cofidis) 1h04’04

10 Tom Veelers (Giant) 1h09’01

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